Véronique Courbis

Art Thérapeute, Nia Black Belt, Zumba Instructor

Mes formations Nia autour du monde

Ceinture Blanche

Accent sur les sensations corporelles.
2009. Paris. France
Trainer: France-Laude Gohard

Ceinture Verte

Accent sur l’enseignement de Nia.
2011. Hambourg. Allemagne
Trainer: Ann Christiansen

Ceinture Bleue

Accent sur la communication.
2011. Johannesburg. Afrique du Sud
Trainer: Ann Christiansen

Ceinture Marron

Accent sur l’emploi d’énergie.
2012. Portland. USA
Trainer: Debbie Rosas

Ceinture Noire

Accent sur la créativité et le changement.
2013. Portland. USA
Trainer: Debbie Rosas

Nia 5 Étapes

Accent sur les 5 étapes du développement humain
2013. Portland. USA
Trainer: Laurie Bass

Nia 52 mouvements

Accent sur les 52 mouvements du Nia
2017. Cap Town. Afrique du Sud
Trainer: Kelle Rae Oien

À chaque étape de ma vie, mon désir de danser m’a entraînée vers des découvertes qui ont enrichi mon savoir être et mon savoir faire.

Née en Afrique, j’ai été bercée, imprégnée par le rythme des percussions, la vitalité des chants et la fluidité énergétique des danses tribales. Mon enfance passée à Madagascar puis à la Réunion, où je réside depuis, ont définitivement encré mes racines dans une mosaïque culturelle.

Ma passion pour la danse s’est déclarée très tôt, confirmée par une formation initiale en danse classique. Rapidement, cette discipline exigeante m’est apparue sophistiquée, codifiée à l’extrême, et le passage à l’adolescence fut incompatible avec cette contrainte du corps et ces émotions contenues.

La danse jazz fut une révélation, le sentiment de renouer avec des origines pluriethniques, la perception d’un écho qui se matérialisait en éprouvé corporel familier, un langage métissé, universel, où je me reconnaissais. En danse africaine, je revis ce rapport à la terre, à la communauté, à cette dynamique festive, à cette liberté du corps.

Je ne suis venue à la danse contemporaine que tardivement. Mon initiation s’est faite à l’occasion d’une rencontre avec une chorégraphe, dans un contexte d’introspection intense et de remise en question. J’ai pu saisir la dimension de la réflexion et du travail sur soi parfois douloureux. La danse contemporaine m’a permis de porter un autre regard sur l’histoire de la danse, ses différents courants, ses schismes, d’accéder à une maturité artistique et de me tourner vers d’autres horizons.

La découverte du Contact Improvisation a été un véritable choc. Cette nouvelle écoute du corps où le toucher et l’équilibre sont les clés d’une rencontre intime avec l’autre, m’ont fait accéder à un nouveau mode de relation humaine. Ce mode de communication corporelle, où chacun repousse ses limites, ses peurs, ses tabous, favorise un état de transformation intérieure aux effets cathartiques, qui dépassent largement le cadre classique de la danse : une forme thérapeutique du mouvement dans un don de soi et un respect de l’autre.

Lauréate du concours d’ Infirmière de l’Éducation Nationale, je me suis appuyée sur ma courte expérience du hip-hop et par le code moral qu’elle véhicule, pour mieux dialoguer avec les adolescents du lyçèe où j’étais en fonction. En première ligne pour accueillir leur mal être, souvent consécutif à des maltraitances, j’ai décidé de reprendre des études et de me mettre en disponibilité de l’ Éducation Nationale.

Titulaire d’un DU en victimologie clinique, j’en étais venue à m’intéresser instinctivement à l’utilisation thérapeutique de la danse, dans l’objectif d’insuffler une dynamique de vie par une dynamique corporelle, sur un public en grande souffrance morale. Je fus interpellée par son rapide impact sur les patients : réappropriation du corps, renarcissisation, socialisation. Par la suite ma formation en Danse Thérapie à l’IRPECOR, menée conjointement à mon cursus universitaire dans le cadre d’un DU en Art Thérapie (section Arts de la Scène) , m’ont permis de vérifier et d’approfondir ce que j’avais découvert de manière empirique, et de devenir la première Danse Thérapeute au sein d’une clinique psychiatrique à la Réunion.

Ma rencontre avec le Nia a été le fruit du hasard sur internet. J’ai découvert avec étonnement ce nouvel art du mouvement qui faisait écho à l’expression première : le retour à une danse aux pieds nus qui associe le mouvement, la voix et le rythme, une danse accessible, conviviale, réjouissante, dynamique, qui nous remet en contact avec nous même, dans l’ouverture aux autres et en totale liberté. Une danse axée sur le plaisir et le lâcher prise, et qui permet de jouer son agressivité et sa séduction, de façon ludique et en sécurité. Totalement conquise par cette danse aux vertus thérapeutiques, je me suis formée à cette technique que j’ai introduit, d’abord cette clinique psychiatrique en 2009,  puis en 2011 à Dansenkor Studio, un centre d’art et de mouvement dont je suis la fondatrice.
Pionnière du Nia à la Réunion, je suis fière d’avoir transmis cette pratique à des élèves et d’avoir impulsé la naissance d’une communauté du Nia sur l’île.

Dévoreuse de mouvement sous toutes ses formes, j’ai obtenu cette année mon certificat d’instructeur  Zumba ! La danse est un territoire tellement vaste, tellement riche, qu’il me faudrait plusieurs vies pour l’explorer et me rassasier. Classique, Modern Jazz, Claquettes, Danse Africaine, Cabaret, Danse thérapie, Nia, Danse contact improvisation, Zumba…il me reste de tous ces voyages, l’expérience profonde d’être soi, de la liberté, de la joie, du partage et de la résilience.

À chaque étape de ma vie, mon désir de danser m’a entraînée vers des découvertes qui ont enrichi mon savoir être et mon savoir faire. Chaque nouveau pas me met en relation avec un nouvel état physique, sensoriel, psychologique et je ne renie rien de tous ces différents courants, sensations, techniques qui s’interpénètrent les unes les autres.

J’accueille le mouvement dansé dans toute sa diversité.